Un chien arrive

12 février 2026

192 pages

Biophilia

9782714313744

21 €

Un chien arrive dans une vie et tout est bouleversé. Le chien s’appelle Ziggy. C’est un grand golden retriever aux « longs poils couleur plage » et Camille Ruiz l’observe avec une vigilance, une attention, un questionnement continus. Pendant leurs promenades quotidiennes dans les rues et sur les chemins de Brasilia, sur le campus de l’université et dans les « hautes herbes », elle écrit : elle note et décrit au plus près, sur le terrain, comment Ziggy parcourt le monde. De cette observation minutieuse, naît une enquête sur le sens intime et politique de cette relation, ce que cela signifie « d’être mise face à une attention étrangère, qui vous entraîne ».

En explorant toutes les facettes de ce lien, ses implications sensibles, collectives, féministes, Camille Ruiz nous donne à voir et à penser, avec émotion et finesse, la façon dont deux vies, l’une humaine, l’autre animale, se nouent et produisent une relation singulière faite d’attention et d’affection mutuelles.

Camille Ruiz

Camille Ruiz est née en 1991 dans le sud de la France et vit à Brasilia. Elle a publié Perdre Claire aux éditions Publie.net (2021) et Mon animal aux éditions Trois petites truites (2024). En savoir plus.

Presse et librairies

France culture, Le Book club, 20 février 2026

Parlez-vous le chien ? avec Camille Ruiz • Intérieur jour #5 par Blandine Rinkel

Une discussion entre Paris et Brasilia à propos des chiens, du manque et de l’écriture

Lire sur Substack
Intérieur Nuit, Blandine Rinkel, 8 février 2026.

Comment dire et le plein et le manque que nous inspirent les chiens ? C’est un beau livre pour cela, parce qu’il se veut clair, informé, tout en se sachant malgré lui, parfois, opaque. “Interminé”. En le lisant, on réfléchit, on s’informe, mais ces pensées côtoient aussi des visions, fugitives, parfois même des hallucinations.

Blandine Rinkel, Intérieur nuit, 1er février 2026 — Source

Journal de bord extrospectif, essai zoopoétique, manifeste pour une meilleure économie du soin, ce livre hybride et turbulent questionne à rebrousse-poil notre façon d’habiter le temps, l’espace et le vivant.

Salomé Kiner, Le Temps, 17 mars 2026

Au-delà du récit personnel de sa relation avec son Golden retriever Ziggy, le texte offre une puissante réflexion sur la présence animale dans nos existences.

Layla Shlonsky, RTS, 25 février 2026

Avec Un chien arrive, l’autrice française Camille Ruiz met en lumière les multiples facettes du lien inter-espèces. Au-delà du récit personnel de sa relation avec son Golden retriever Ziggy, le texte offre une puissante réflexion sur la présence animale dans nos existences.

QWID dans QWERTZ, RTS, 26 février 2026 — Source

Camille Ruiz analyse ici les différentes facettes de l’attention et de l’affection qui forment son lien à Ziggy. Et signe une belle réflexion, à travers sa cohabitation avec son compagnon canin, sur l’existentielle incomplétude de l’humain et sa nécessaire dépendance affective.

Sean Rose, Livres Hebdo, février 2026.

Camille Ruiz écrit au plus près du terrain. Elle observe Ziggy, ses gestes, ses élans, ses arrêts, et tente de comprendre comment le chien traverse les espaces, comment il les sent, les lit, les habite. Cette attention soutenue devient une méthode d’écriture autant qu’un mode de relation, où la description précise ouvre sur une réflexion plus large.

Clotilde Martin, Actualitté, 7 janvier 2026

Un chien arrive n’est pas un récit anecdotique sur la compagnie animale : c’est une enquête intime, théorique et sensible sur ce que vivre avec un chien fait à une existence, à une attention, à une écriture.

Lucy L., Actualitté, 20 janvier 2026

S’il parlera intimement à tous ceux qui partagent la vie d’un chien, ce livre déploie une exploration plus vaste sur l’aventure de la rencontre – humaine, animale, toujours singulière, toujours bouleversante Camille Ruiz mêle avec brio, armée d’une écriture sagace et d’un sens pénétrant de l’observation, le récit autobiographique et l’enquête théorique. Elle donne un sens nouveau à des expériences quotidienne : prêter attention à l’autre, être affecté par un être étranger, soigner, toucher, se sentir avoir deux corps. Un livre magnifique sur l’amour, que l’on aimerait mettre dans toutes les mains !

Librairie Gallimard (Paris)

Un chien arrive est un texte fort et poétique qui ouvre une réfléxion féministe et antispéciste sur le lien particulier qui se tisse entre chien et humain. Un véritable bijou littéraire.

Librairie Les mots à la bouche (Paris)

Dans Un chien arrive, Camille Ruiz évoque la relation qu’elle entretient avec Ziggy, son golden retriever et réfléchit plus généralement sur les relations fortes, riches et parfois énigmatiques qui lient le chien à son humain. Un chien arrive est un livre hybride, entre le récit et l’essai, le poétique et le pratique, qui se lit comme un roman.

Librairie Au saut du livre (Joigny)

L’autrice explore et observe Ziggy, un golden retriever avec qui elle vit. Elle questionne cette relation, la domination, son importance, y mêle réflexion personnelle et sources anthropologiques et éthologique. Une merveille !

Librairie Les Sauvages (Marseille)

Un chien arrive. Et c’est Ziggy, dans la vie de Camille Ruiz, dans le détail de son quotidien, de son regard, de ses manies. C’est ce que Ziggy a apporté subrepticement, sans crier gare, et qui est devenu indispensable. C’est ce lien superbe entre l’humain et l’animal qui dépasse tous les codes, tous les acquis, qui serait de l’ordre de la vibration. Bref : Ziggy arrive, et c’est vraiment un ravissement.

Agathe, Librairie La belle image (Reims)

Un chien arrive, un espace advient, un lieu existe, une attention surgit. Le livre de Camille Ruiz concentre et disperse, construit et déconstruit une phénoménologie du compagnonnage, du lien inter-espèces dont son chien, Ziggy, est le moteur et la source. Survient alors une éco-poétique de l’intime, du soi et de l’autre, une exploration de l’infra-ordinaire. Un livre hors-cadre (hors-zones pour ainsi dire) dont la seule certitude est sa puissance littéraire et philosophique, le rhizome vertigineux de ses références multiples, qui portent notre pensée loin, très loin dans un ailleurs qui nous a englouti, dévoré et réjoui ! Un chien arrive ! Nous sommes là pour l’accueillir.

Librairie Les Arpenteurs (Paris)

Un observation quotidienne sur ce que c’est de partager la vie d’un chien, mais aussi d’être une femme seule à le promener dans la ville. Intime et politique, intelligent et joyeux.

Librairie Pantagruel (Marseille)

Ziggy n’est ni refuge ni allégorie rassurante ; il est ce qui dérange les équilibres acquis. Sa présence modifie l’attention, transforme la perception de l’espace domestique, impose un autre rythme au temps comme à l’écriture. La promenade reconfigure la ville étrangère ; la maison devient territoire vigilant ; le “je” cesse progressivement d’occuper le centre. De cette cohabitation naît une pensée du contact. Camille Ruiz inscrit son expérience dans une constellation intellectuelle allant de Winnicott à Derrida, de Donna Haraway à Vinciane Despret, sans jamais quitter le terrain du sensible. La réflexion reste attachée au souffle du chien, au bruit des griffes sur le sol, à cette vigilance diffuse qui accompagne désormais chaque instant. Peu à peu se révèle le véritable mouvement du livre. Écrire sur un chien revient à écrire depuis une zone instable où identité et relation se mêlent. Qui accompagne qui ? Qui observe qui ? L’animal introduit une fissure silencieuse dans la souveraineté humaine et rappelle que le sujet se constitue dans la dépendance — faite d’attachement, d’inquiétude et de finitude anticipée.

Patrick Corneau, 14 mars 2026

Le chien, c’est un golden retriever, prénommé Ziggy, comme Ziggy Stardust, l’alien de David Bowie descendu sur terre afin de propager un message d’amour et de paix. Pour l’auteure, il devient, dès son adoption, sa part claire et muette, sa surface et sa profondeur, celui qui la conduit vers les romanciers et les artistes.

Anne-Marie Mitchell, La Marseillaise

Un chien arrive est avant tout le récit tendre d’une aventure partagée. Le récit d’une seule et même joie à s’élancer à travers le mato de Brasilia.

Pierre Gondran dit Remoux, Sitaudis, 23 mars 2026