L'Appel des campagnes
De la forêt boréale au bocage breton
Au printemps 2023, Maxime Jolivel quitte le Canada où il vit depuis de nombreuses années pour cheminer sur ses terres d’enfance, les campagnes bretonnes. Pendant neuf jours et près de deux cents kilomètres, il remonte le cours de la Vilaine depuis son embouchure dans l’Atlantique, entre l’estuaire de la Loire et le golfe du Morbihan, jusqu’à la source d’un de ses affluents, le Semnon.
L’Appel des campagnes est le récit de ce périple le long des rives du fleuve, entre observations naturalistes et rencontres en tout genre : randonneurs, pêcheurs, cyclistes, mais aussi geais des chênes, merles, coucous, chouettes ou renards. Nous suivons, au jour le jour, l’exploration de cette campagne abîmée par l’activité humaine mais qui recèle encore, en cherchant bien, quelques refuges « dans l’ombre des autoroutes de l’humanité ». De bivouac en bivouac, traversant les champs et les propriétés privées, Maxime Jolivel réanime, en géographe explorateur, les paysages au-delà de leurs apparences, les enrichissant d’une épaisseur biographique, historique et naturaliste. Il livre ainsi un témoignage sensible, informé et rêveur, le récit d’un voyage qui sonne comme un retour aux sources, dans tous les sens du terme, une ode à la marche et à l’observation vigilante du monde vivant.
Presse et librairies
Comme beaucoup de récits de nature writing, L’Appel des campagnes a un pouvoir méditatif puissant par sa liberté de marche, sa joie d’évoluer dans le silence, ses rencontres et ses observations de tout ordre, souvent en dialogue avec le paysage québécois. On savoure le plaisir de gratter sous l’apparence et des sens aux aguets.
F.RI, Libération, 3 janvier 2025Au début du mois de mai 2023, il s’est élancé des rives de la Vilaine et du barrage d’Arzal. En direction de la source du Semnon, la rivière abandonnée de son enfance, dans une vallée qu’il a beaucoup arpentée. La quête de celui qui n’est pas vraiment un adepte du chronomètre et de la montre connectée, est une formidable ode à la lenteur. Les lectrices et lecteurs qui mettront leurs pas dans les siens l’accompagneront pendant neuf jours d’un « bien être simple et pur ». L’occasion, notamment, d’écouter « l’épopée lyrique » d’une « fanfare » d’oiseaux présente à ses côtés ou de croiser un renard.
Alexandre Fillon, Le Télégramme, 7 décembre 2025« Au Québec, on rencontre beaucoup de jeunes Français qui veulent vivre des aventures extraordinaires dans la grande nature sauvage, même si c’est davantage pour leurs réseaux sociaux. Ils idéalisent cette région et un certain nombre rentre déçu. J’ai imaginé ce livre comme un pied de nez à cet idéal, pour montrer qu’on peut aussi bien vivre une aventure dans le bocage breton que dans la toundra canadienne. »
Maxime Jolivel dans un entretien dans le Ouest-France avec Romain Lecompte, 22 octobre 2025L’Appel des campagnes n’est ni un guide, ni un manifeste, ni un récit d’exploit — c’est une école du regard.
Bleuenn Morvan, Unidivers, 10 décembre 2025« Cette fois, nous voici certes munis d’allusions à la forêt boréale canadienne, mais surtout au plus près de nous, dans le bocage breton, selon le récit de Maxime Jolivel, qui vient retrouver les paysages chers à son enfance. Pour ce faire, il entreprend en 2023 une randonnée mémorielle et initiatique depuis l’embouchure, dans l’Atlantique, d’un petit fleuve, la Vilaine, jusqu’à sa source, en Mayenne. Soit environ deux cents kilomètres et une douzaine de jours. De bivouac en bivouac, l’observateur ne quitte pas sa vocation de naturaliste et ses « incartades de psychologie aviaire », saluant bergeronnettes et pics épeiches, même s’il s’agit d’une région peu boisée. »
Thierry Guinhut, La Matricule des anges, octobre 2025De retour dans sa Bretagne natale, Maxime Jolivel a décidé de remonter le cours de la Vilaine et du Semnon afin de ressentir ce qui fait encore “l’âme sauvage” des contrées de son enfance. On va le suivre dans sa marche le long du fleuve côtier et son affluent. Même si la comparaison avec les grandes étendues du Québec semble difficile, il va y trouver ici une faune qui résiste à la prédation des Hommes.
Benoît, librairie La Géothèque, NantesUne passionnante réflexion sur les campagnes bretonnes.
Régis Delanoë, Magazine Bretons, octobre 2025Grand arpenteur de la forêt boréale canadienne, le Franco-Canadien, originaire de Pancé, y retrouve son coin de bocage, où s’entremêlent souvenirs d’enfance et observations naturalistes, nuits en bivouac et parties de pêche, en quête d’une Bretagne préservée de toute activité humaine. Une immersion en nature qui « comble les sens, jusqu’à en déborder », suscitant, à l’arrivée, la plus belle des envies : partir et recommencer.
Bretagne Magazine, décembre 2025Natif breton, québécois exilé, Maxime Jolivel revient ici dans sa Bretagne de l’intérieur, le temps d’une balade le long de la Vilaine et de son affluent, le Semnon. Il y évoque avec poésie une nature que l’Homme a envahi mais dont le plein charme s’observe encore en retrait, en spectateur discret et re- connaissant. Projet naturaliste autant que littéraire, ce récit est une invita- tion à la balade physique, sensorielle, mais aussi historique dans la mémoire de ce que fût, il y a bien longtemps, le paysage breton.
Librairie Le Silence de la mer, Vannes