mélusine reloaded
Dans un monde tout juste en avance sur le nôtre, réapparaît Mélusine, la fée serpent. Elle ressurgit au coin d’une rue, dans une ville aseptisée où les images omniprésentes et savamment orchestrées cachent le dessèchement réel des paysages et le contrôle des passions. C’est un monde post-démocratique et multi-pollué, où se multiplient les Décharges Solides à Ciel Ouvert (DSCO), les Zones Touristiques Augmentées (ZTA), les forêts dans lesquelles ne subsistent que des tiques, des escargots géants et quelques moineaux communs. Les systèmes de contrôle ont généré une langue atrophiée envahie d’acronymes. Les comités en tout genre organisent, quoi qu’il en coûte, le maintien artificiel des images pour le divertissement des Touristes Traversants (TT). Mélusine revient lutter. Elle propose de nouvelles pratiques, imagine de nouvelles rives habitables.
Dans ce roman, à la fois fable féministe, dystopie écologique et conte futuriste, Laure Gauthier réinvente la légende de la fée hybride pour dresser, avec humour et profondeur, un miroir déformant de notre monde tout en esquissant un autre chemin possible.
Presse et librairies
Une dystopie écologique, un conte futuriste, où la fée Mélusine réorganise le monde. C’est aussi drôle que poétique, et c’est un de mes romans favoris cette rentrée.
Chloé DelaumeTroublant et magnétique.
Johan Faerber, Collateral (entretien), 6 septembre 2024Affûtée, la fable de Laure Gauthier constitue aussi un éloge du vif et du furtif que ne renierait pas Damasio, mais qui s’affirme en mode mineur.
Chloé Brendlé, Le Matricule des Anges n° 256, septembre 2024Un bijou dystopique surréaliste.
Librairie L’Instant (Paris)Singulier en diable, mélusine reloaded s’avère une réinvention joyeuse, ludique et moderne.
Alexandre Fillon, Le Télégramme, 14 novembre 2024Comment inverser la tendance d’une société taillée à la manière d’une peau de chagrin ? Ne cessant de rétrécir jusqu’à disparaître ? En révolutionnant la sensibilité, répond Mélusine. En basculant du règle de la vue vers une éthique de l’effleurement.
Marie Viguier, Maze, 2 octobre 2024Ce travail où s’hybrident passé et futur, poésie et conte produit un premier roman envoûtant dont l’originalité devrait marquer cette rentrée.
Alain Nicolas, L’Humanité, 22 août 2024Un roman qu’on a envie de relire dès qu’on l’a refermé.
Xavier, librairie L’Esperluette (Lyon)[Laure Gauthier] propulse Mélusine dans un avenir où « le soir de sa journée se passait comme celui de sa vie et de l’humanité ; elle voyait des beautés à ce qui tombait mais existait ». Avec la traîne d’éternité qu’elle lui a cousue de fils d’or, tous les espoirs de monde meilleur sont permis, ce qui rend ce livre si salutaire.
Marine Landrot, Télérama n° 3904, 6 novembre 2024Avec l’apparition de Mélusine, c’est un personnage de conte qui s’introduit dans le récit dystopique et dans le monde du pouvoir totalitaire : la subversion n’est pas uniquement politique, elle est aussi littéraire.
Jean-Philippe Cazier, Diacritik, 9 septembre 2024« L’hybridité est nécessaire à la vigilance, au mouvement de la vie. »
Laure Gauthier dans un entretien sur Diacritik, 14 mai 2025Le libéralisme nous prive de faire l’expérience des choses.
Laure Gauthier dans un entretien avec Jean-Philippe Cazier pour Diacritik, 19 septembre 2024Une fable poétique où Mélusine nous propose de nouvelles façons d’habiter le monde.
Léon Pradeau, Zone Critique, 30 août 2024Ton livre […] retourne ce monde comme une crêpe. Il ouvre une perspective (utopique) d’un monde intelligent.
Jean-Pascal Dubost, « Lettre à Laure Gauthier au sujet de mélusine reloaded, 8 janvier 2025Mélusine (étymologie : merveille, mais aussi Lux, lumière), fée, serpent, s’éprend de l’humain Raymondin. Dans un monde inquiétant, augmenté mais familier (reloaded, rechargé), des charges circulent, des matériaux conducteurs, des résistances, une imagination : première condition de la politique, dit-on. Il y a de l’amour et de la joie. BEAU. ÉTRANGE. ENVOÛTANT.
Librairie La Petite Égypte (Paris)Le mythe de la célèbre fée-serpent est réinvestit ici par Laure Gauthier avec une authentique fraîcheur et un réel sens de la mise en scène – et de la formule.
Andreas Lemaire, librairie Myriagone (Angers)Un texte lumineux, drôle, fluide, saisissant ! Mélusine réapparaît dans notre monde connecté et pollué et elle n’est pas contente ! Et remet tout à plat !
Librairie de Clermont (Clermont-Ferrand)Un conte étrange, un imaginaire insolite, qui emporte. Car même si les premières pages déroutent, cet étonnement premier chapitre agit comme une fascination pérenne. Un texte délicat, singulier, qui dégage quelque chose d’hypnotisant.
Flore, Ici Librairie (Paris)Prix du premier roman 2024. Une réécriture éco-féministe de la légende de Mélusine, fée sauvage et réenchanteresse. Un texte exigeant et passionnant !
Frédéric, Librairie Durance (Nantes)Bienvenue dans une réécriture hallucinée du mythe de Mélusine. Dans ce premier roman, Laure Gauthier frappe fort avec son écriture d’une poésie incroyable, elle se joue des mots et des acronymes qu’elle crée pour nous raconter une société future aseptisée où le capitalisme et l’individualité font loi. Elle nous parle d’histoires, mais aussi de l’Histoire, elle nous parle de l’humanité dans ses forces et ses faiblesses, elle dit la force de l’imaginaire en une centaine de pages puissantes et percutantes. Aux côtés de mélusine, on entre dans ce livre et dans ce monde étrange et pourtant si familier. Très vite, mélusine s’impose comme celle qui lutte contre ce monde régi par le contrôle des images, des sensations et des passions. Elle invente, change, métamorphose. Elle incarne la voix d’autres possibles, une vision fraîche, une lueur d’espoir quand elle dit : “je ne bâtirai pas les ruines à venir. Je transforme à présent”. C’est à la fois terrifiant et doux, bravo.
Librairie Gutenberg (Strasbourg)Imaginez : une ville aseptisée, où seul prime l’esthétisme pour les Touristes Traversants, où les librairies sont vides et n’ont conservé qu’une vitrine dans laquelle reposent des livres vides aux couvertures chatoyantes. Angoissant, non ? Laure Gauthier nous happe dans son univers, une réécriture du mythe de Mélusine, la fée qui voit au -delà des apparences. L’autrice de cette réécriture anticapitaliste et féministe s’amuse de la langue et du discours capitaliste, de l’illusoire croissance inarrêtable, des mythes de nos sociétés déclinantes. C’est drôle, intelligent, surprenant, passionnant ! Ça grouille de réflexion sur l’amour, le vivre ensemble, la confiance, l’architecture et la construction d’une ville respectueuse du vivant dans son ensemble.
Julie Raulet, La Librairie du Quai (Indre)