Souvenirs d’Alcobaça et Batalha
Traduction de André Parreaux
Préface de Didier Girard
Ces souvenirs d’une excursion aux monastères d’Alcobaça et de Batalha dépassent de loin le genre traditionnel du journal de voyage, si populaire aux débuts du XIXe siècle. C’est à travers le jeu de la mémoire entre l’expérience vécue et celle, rêvée, que se situe toute la poésie de ce récit.
William Beckford s’est rendu à Alcobaça et Batalha en Juin 1794, pendant son séjour au Portugal d’octobre 1793 à Novembre 1795, retraite salutaire de deux ans, loin du mépris dans lequel on le tenait en Angleterre. À Sintra, il fait au contraire l’unanimité.
Quel que soit leur but avoué (comme par exemple étonner ses contemporains par les faveurs princières dont il avait joui dans sa jeunesse), ces lettres sont un véritable tour de force littéraire tant les descriptions qui y sont faites évoquent superbement l’âme et le paysage portugais. Le délire de sensations qui coule dans ces lettres est d’autant plus émouvant qu’après 1794, plus rien ou presque ne viendra inspirer Beckford qu’il n’ait le désir de publier.
Presse et librairies
C’est dire que l’ouvrage dépasse le niveau de la simple relation de voyage. Fondé sur le jeu de l’imagination autant que de la mémoire, il propose des évocations saisissantes et des visions élevées.
G. Granderoute, Revue Dix-Huitième siècle, 1990