La Maladie de l'eau
La maladie de l’eau grandit dans les heures froides, à l’intérieur des personnes qui la portent, au centre des nuits. Au microscope on peut voir la matière qu’elle a mangée, rouillée, des petits creux, les liquides qui se mélangent. Il faut contracter tous les muscles, les sillons du cerveau, l’intérieur du cœur, pour que l’eau n’y entre pas. La personne malade ne peut pas dormir au milieu des nuits, sinon le soleil se lève sans elle, et le jour n’éclaire ni ses regards ni ses gestes..
Presse et librairies
La maladie de l’eau (…) déploie une écriture des plus attentives aux formes, surfaces, intérieurs et creux, mais aussi des plus réceptives au milieu. Une textualité à ellipses. Une écriture du milieu, une écriture de la porosité.
Librairie Esperluette (Lyon) — SourceJ’ai aimé découvrir ces quatre personnages qui se trouvent un peu coupés du monde avec cette étrange maladie. J’ai beaucoup aimé l’écriture, j’ai pensé à l’Écume des jours de Vian pendant ma lecture. Une belle découverte !
Clara, librairie Ombres blanches (Toulouse)Il n’est pas aisé d’entrer dans ce court récit morcelé, singulier, pour le moins déroutant. Mais le bizarre est ici poétique, l’empathie par instants nous empoigne. Et qui aime se perdre… se perdra. Avec jubilation.
Les Notes, 5 mai 2026