La maison du lac

27 août 2026

160 pages

Domaine français

978-2-7143-1394-2

17.5 €

Un jeune homme marche. On le suit, des vallées cévenoles au Morvan, à travers des paysages qui se découvrent sous ses pas comme autant de strates de temps. Il faut dire que Lev, spécialisé en archéologie médiévale, est en rupture. Il cherche quelque chose, peut-être un sens à sa vie, à son travail, à ses espoirs politiques et amoureux. Une maison cristallise sa quête et avec elle reflue un parfum d’enfance. Dans ses parages revivent des grands-parents, une histoire de l’émigration russe, un certain rapport au langage mais aussi à la table, savoureux et truculent.

Marius Loris Rodionoff signe ici un premier roman charnel et organique, une odyssée en miniature tissée de l’étoffe des souvenirs, qui donne corps aux lieux et aux êtres, aux noms comme aux saveurs.

Marius Loris Rodionoff

Marius Loris Rodionoff est né en 1987. Il est poète, performeur et historien. Il a publié plusieurs livres de poésie, dont récemment La Comète de Halley (Zoème, 2026), et un essai, Désobéir en guerre d’Algérie. La crise de l’autorité dans l’armée française (Le Seuil, 2023). La Maison du lac est son premier roman. En savoir plus.

Presse et librairies

Articulée en 18 tableaux, cette Maison du lac, singulière et buissonnière, est portée par une riche écriture lyrique, avec la grâce du style et de l’ornement. L’auteur donne ainsi raison à Joseph Brodsky, cité dans l’épigraphe : « La géographie est capable, elle aussi, de justice poétique. »

Thierry Clermont, Le Figaro, 3 septembre 2026

Alors qu’on découvre avec Lev les paysages et les gens croisés en route, se rappellent à lui sa propre histoire et celle de ses grands-parents, émigrés russes, aristocratiques du côté maternel de Papé, une datcha en Finlande, une ancêtre haute en couleur, « la comtesse rouge », un palais à Odessa… Le passé reflue au-delà des étés au bord du lac et le transporte jusqu’à la mer Noire. Marius Loris Rodionoff nous entraîne non sans style dans l’errance d’un jeune homme enquête de sens, au gré d’une topographie truculente et d’échappées mélancoliques.

Sean Rose, Livres Hebdo, 17 juin 2026

La quête des origines irrigue La Maison du lac, de Marius Loris Rodionoff, dans lequel le narrateur revisite l’histoire de sa famille d’émigrés russes.

Louise Ageorges, Livres Hebdo, 22 juin 2026

La maison du lac de Marius Loris Rodionoff inscrit les paysages de l’Est de la France et de Suisse dans la fiction grâce à une écriture concrète. Il concentre l’histoire familiale de son protagoniste, archéologue médiéviste, dans une maison. L’enfance, le souvenir, la dimension charnelle des repas sont ici une façon de réenchanter un quotidien menacé par les angoisses contemporaines.

Sébastien Omont, En attendant Nadeau, 11 août 2026.

Tressant ces thèmes familiaux, sociaux, historiques à l’histoire individuelle - et amoureuse - de son personnage, Marius Loris Rodionoff compose un récit initiatique. L’expérience poétique y apparaît dans le souci de la langue, la musicalité des noms propres et la grande liberté de la narration. Tout cela produit un premier roman original et attachant, un itinéraire qu’on par court sans lâcher un instant son livre.

Alain Nicolas, L’Humanité, 28 août 2026. — Source

Marius Loris Rodionoff signe un roman contemplatif, entre quête intime et héritage de l’immigration russe, nourri des saveurs de l’enfance.

Jean-Rémi Barland, Destimed, 22 septembre 2026

On rit, on s’attendrit, et l’on referme le livre avec la sensation d’avoir traversé tout un pays à pied, à la recherche de l’écho d’une terre quittée depuis longtemps. Vous le refermerez épuisé, ému, et un peu ivre de toponymie.

Vivien, librairie Le Hall du Livre (Nancy).

Le récit est enjoué malgré la mélancolie inhérente au personnage, la langue est rieuse et innovante. Ainsi se plaît-on à le suivre dans ces coins de France et de sa mémoire.

Librairie La baignoire d’Archimède (Brive La Gaillarde).

Dans ce flamboyant et très touchant premier roman, Marius Loris Rodionoff, par ailleurs poète et historien, nous emmène au cœur du Morvan, sur la piste d’une maison, ou d’un souvenir, ou d’un rêve, tout en étant traversé de questions sur les manières de vivre, et d’aimer.

Juliette Riedler, Librairie L’Atelier (Paris)

Ce premier roman est une belle découverte, assez atypique, l’auteur y déploie une langue pittoresque et n’hésite pas à jouer avec les mots.

Librairie Les Arpenteurs (Paris)

C’est merveilleux les romans géographiques, on met les pas dans ceux du protagoniste et en même temps que défile le paysage on accède à sa mémoire qui se déroule, on voyage avec lui dans les replis de la carte, ces endroits où le doigt dérive en rêvassant. La maison du lac a une langue réjouissante, inventive, précise et poétique. Un bonheur de vacance.

Michel, librairie Lucioles (Vienne)

Étonnant et raffiné, un roman qui déploie dans une langue ciselée les errances psychologiques d’un archéologue.

Librairie L’Embellie (Paris)

Petit précis de vagabondage à travers les campagnes françaises et dans une histoire familiale marquée par l’exil.

Librairie Point virgule (Namur)

Voici une remarquable errance – et si précise ! – dans le territoire comme une longue dérive (quasi-archéologique ??). On est un peu entre aujourd’hui et hier. Les personnages sont justes, les dialogues savoureux. C’est singulier, assez inclassable, une belle découverte !

Victor, librairie Les Caractères (Paris)