Du Consulat à Waterloo

Souvenirs d'une anglaise à Paris et à Bruxelles

Traduit de l'anglais par Roger Kann

Février 1992

352 pages

Domaine Romantique

9782714304438

20.1 €

Madame d’Arblay (1753-1840) dite aussi Fanny Burney, dont nous avons publié en 1990 le roman Evelina, est l’auteur d’un journal qui compte parmi les sommets du genre en Angleterre.

Nous avons choisi d’extraire de ce journal les parties qui nous concernent le plus car Madame d’Arblay de par son mariage avec un général français, le général d’Arblay, apporte un témoignage irremplaçable sur la société depuis la Révolution. Lorsqu’elle arrive en France par Dunkerque pour rejoindre son mari, elle pense trouver un pays à feu et à sang, un pays de sauvages. Est-il besoin de dire que le milieu anglais dont elle était issue connaissait l’état de la France essentiellement à travers les témoignages des émigrants de la noblesse ?
Madame d’Arblay va assister aux convulsions de la Restauration, au retour implacable de Napoléon. Outre sa valeur littéraire, son témoignage humain et historique est irremplaçable, qui nous montre de l’intérieur et de l’extérieur les fastes comme les désagrégations successives de l’État au milieu de la tourmente napoléonienne. Sur les routes du pouvoir et de l’exil elle rencontrera la plupart des personnalités hostiles à l’Empereur tels Chateaubriand, Talleyrand…

Les tableaux de David prennent vie et nous assistons – comme si nous y étions – aux grandes heures et malheurs de l’histoire. Madame d’Arblay sait aussi bien nous faire partager ses joies que son angoisse et son état d’esprit. Parmi les épisodes les plus marquants nous retiendrons la description du Caroussel, la fuite à Bruxelles, la mastectomie qu’elle subit et dont elle sortit vainqueur, une séance de pose dans l’atelier de David.

Fanny D'Arblay

Totalement inconnue en France, Fanny Burney (1752-1840), dite aussi Fanny D’Arblay, nous intéresse pourtant à un double titre. D’une part, c’est avec elle que s’annonce le renouveau du roman anglais – Defoë, Richardson comme Smollett n’ayant pas été remplacés. Choderlos de Laclos en fit d’ailleurs un éloge dithyrambique. Ses romans pleins de finesse, d’humour, de sens de l’observation n’ont rien à envier à ceux de G. Eliot, M. Shelley ou J. Austen. Elle est aussi, et c’est plus original pour une Anglaise, l’auteur d’un journal qui compte parmi les sommets du genre en Angleterre (1768-1818). En savoir plus.