Joseph Sheridan Le Fanu

Joseph Sheridan Le Fanu

Né à Dublin, Joseph Sheridan Le Fanu (1814-1873) ressemble aux personnages de ses romans. Inconsolable après la mort de sa femme, il vécut reclus dans sa maison où il écrivit une quinzaine d’ouvrages. Hantée par d’étranges visions, son inspiration lui vient du cœur de la nuit éclairée par la lueur vacillante des bougies.

“Joseph Sheridan Le Fanu est un de ces écrivains qui a dû subir le purgatoire avant de se voir reconnu à sa juste valeur. Depuis quelque trente ans, nul ne met en doute son importance dans l’évolution du récit fantastique. Henry James comme Montague Rhodes James l’encensent. Sa nouvelle « Carmilla » est considérée comme l’une des plus grandes réussites du récit de vampire.” Jacques Finné, traducteur et postfacier de Le Fanu pour Corti

“Imaginerait-on qu’une édition complète des œuvres de Joseph Sheridan Le Fanu, publiée aux États-Unis, ne comporte pas moins de cinquante-trois volumes quand son nom, pour un lecteur francophone, n’évoque à peu près rien, sinon des ouvrages de collections de fantastique aux couvertures d’un goût douteux ?” Patrick Cassou, Le Mensuel Littéraire et poétique
     
« Né à Dublin le 18 août 1814 dans ce creuset magique d’où sont aussi sortis Wilde et Bram Stoker, Joseph Sheridan Le Fanu est le fils d’un pasteur, le petit-fils d’un acteur de mélodrame et le petit-cousin du dramaturge Sheridan. À douez ans, il suit ses parents dans un village du comté de Limerick où son éducaion se poursuit au contact d’un paysannerie superstitieuse, imprégnée de surnaturel. C’est presque sans effort qu’il se lance dans la composition de ballades vantant les mérites des héros nationalistes. Il est inscrit en 1833 à l’université de Dublin qui lui ouvre les pages de son magazine : Le Fanu y publie les premières moutures de ses meilleurs récits fantastiques. (…) Ses études terminées, le jeune homme s’inscrit au barreau de Dublin puis, brusquement, se toune vers le journalisme, devenant propiétaire de deux feuilles conservatrices, le Warden et l’Evenig Mail. En 1844, il épouse Susan Bennett dont il aura trois enfants. À la mort du père de Susan, les Le Fanu s’installent dans la maison familiale de Merrion Square que l’écrivain ne quittera plus jusqu’à sa mort en 1873. Les biographes de Le Fanu notent que c’et à partir de la mort du décès de sa femme, survenu en 1858, que l’écrivain va se consacrer à une production exclusivement fantastique. Et c’et dans le deuil qu’il semble trouver la matière, romantique à souhait, d’histoires qui ne doivent plus rien à la tradition classique mais à une fantstique personnelle, originale et traumatique. » François Rivière, Libération, 9 octobre 1997

Ses livres

Joseph Sheridan Le Fanu L’Oncle Silas

2024

Joseph Sheridan Le Fanu Le mystérieux locataire

1999

Joseph Sheridan Le Fanu Schalken le peintre

1997