Lettres à son fils

William Butler Yeats

Traduction d'Anne Morin

Présentation et choix de John McGahern

Novembre 2000

240 pages

Domaine Romantique

9782714307361

18.55 €

C’est Ezra Pound qui, le premier, établit en 1917 un choix dans la correspondance de J.B. Yeats. John Mc Gahern s’attela à une nouvelle sélection car il avait eu depuis longtemps une prédilection pour cette correspondance dont un second choix avait été publié du vivant de l’auteur. Préparé pour les éditions Corti, le livre fut publié en 1999 par Faber and Faber.

L’intérêt des lettres dépasse de loin l’anecdote d’un échange entre un père et son fils — même célèbre et Nobel. Elles témoignent d’une sensibilité hors du commun, d’une vision artistique — tant picturale que littéraire — très originale. Nous comprenons mieux ainsi les formes et l’ampleur du mouvement de la Renaissance Celte avec ses ancêtres — Oscar Wilde —, et ses ténors — Lady Gregory, Synge.

Admiré par Browning et Rossetti, John Butler Yeats, par tempérament, remettait sans cesse son ouvrage sur le métier, proche en cela du Frenhofer du Chef d’œuvre inconnu de Balzac. Ce n’est qu’à soixante-deux ans qu’il devint célèbre mais demeura pauvre jusqu’à sa mort en 1922. Ce n’est pas un hasard si le titre d’une biographie anglaise récente est J.B.Y., le père prodigue. Sa correspondance a, pour reprendre les termes de Mc Gahern, de la profondeur, du charme, de la naïveté, de la passion. Par son aspect direct et intemporel elle lui a procuré au fil des années un plaisir intact que les relectures n’ont jamais terni.

John Butler Yeats

John Butler Yeats (1839-1922) est un peintre irlandais. Il est le père du poète William Butler Yeats, de la brodeuse Lily Yeats, de l’éditrice et critique d’art Elizabeth Yeats et du peintre Jack Butler Yeats. En savoir plus.

Presse et librairies

Rares sont les livres du passé qui suscitent en nous l’ardent regret de n’avoir pas connu leur auteur : le recueil des lettres de John Butler Yeats est de ceux-là. Superbe témoignage sur une époque fascinante, complément passionnant de l’œuvre de l’un des plus grands poètes du XXe siècle, certes. Mais aussi document humain, qui vaut la plus achevée des autobiographies.

Jean-Yves Masson, La Quinzaine Littéraire n° 802, février 2001

L’homme et sa vie sont là, dans l’immédiateté d’une présence, à chaque page.

Dédicace Radio France, février 2001

Ce qui ressort de ces lettres, c’est une vivacité, une curiosité toujours en éveil, une fraîcheur d’esprit inentamée, un intérêt jamais démenti pour ce monde complètement différent et une confiance dans sa bonne étoile jusque dans les toutes dernières lettres.

Patrick Casson, Le Mensuel Littéraire et Poétique, n° 288, février 2001