La Lanterne magique
Florilège de pensées
Choisi et traduit de l'allemand par Charles Le Blanc
De l’âge d’à peu près 15 ans à sa mort, Jean Paul a tenu des carnets où il prenait des notes sur ses lectures, sur ce qu’il voyait et entendait. Il y résumait des livres entiers, y développait ses opinions sur les lectures faites, jetait par écrit des esquisses littéraires diverses qui étaient destinées, ou bien à une reprise dans ses œuvres, ou bien à une réécriture, ou encore à une adaptation. À ces carnets sont adjoints des rubriques et des index qui permettaient à l’auteur allemand de s’y retrouver dans les quelques 40 000 pages que formait cet ensemble de notes éparses. Les noms que Jean Paul donnait à ces blocs-notes témoignent aussi de ce qu’ils représentaient pour lui : Créations, Intuitions, Pierres à bâtir, Recherches esthétiques, Pensées, Remarques, Aide-mémoire, etc. Infiniment précieux à ses yeux, ils font partie intégrante de son œuvre et de son secret d’écrivain.
Le titre de ce florilège, La Lanterne magique, réunit deux éléments fondamentaux de l’écriture jean-paulienne : la volonté de faire voir les choses différemment et celle d’étonner le lecteur, deux qualités inhérentes à toute lanterne magique.
Cette édition présente un choix de pensées, de notes, d’aphorismes, de maximes et de réflexions diverses que l’on a extraits de ces carnets.
Presse et librairies
Cette lecture, à déguster par petites touches, est un régal. Il est permis de la comparer aux Grains de pollen de Novalis, aux aphorismes de Lichtenberg, aux Fragments de Schlegel, ses contemporains.
Thierry Guinhut, Le Matricule des Anges n° 235, juillet 2022