Les Cenci

Traduit par .

Août 2000

192 pages

Domaine Romantique

9782714307293

16.25 €

Victime d’un père débauché, brutal et incestueux, personnage sadien avant la lettre, Béatrice Cenci le fait assassiner avec la complicité de la seconde épouse de celui-ci et de son frère, Giacomo, lors d’un séjour au château de Petrella. Ce meurtre une fois découvert, la jeune femme et ses complices sont condamnés à mort et, malgré l’émotion populaire, le pape Clément VIII leur refuse sa grâce. En 1819, Shelley, en exil en Italie, ému par le portrait de Béatrice Cenci peint par le Guide, s’empare de ce fait divers devenu historique pour écrire une tragédie.

C’est en même temps pour le poète, l’occasion de s’attaquer à un genre qu’il n’a pas encore pratiqué et de changer sa manière d’écrire : « j’ai pris grand soin d’éviter d’introduire ce que l’on appelle communément de la poésie pure », écrit-il dans la préface de sa pièce, également traduite par Robert Davreu et qui montre combien le poète anglais a eu le soucis de la précision jusqu’à l’observation minutieuse des détails du Palais des Cenci.

Mais, derrière la forme, il s’agit surtout pour lui d’explorer plus avant, à travers son identification à la figure féminine, à la fois énergique et douce, de Béatrice, l’inconscient de sa propre rébellion tenace face à toutes les figures du pouvoir et de l’autorité.

Robert Davreu

Philosophe de formation, membre dès l’origine du comité de rédaction de la revue Po&sie, où il a siégé plus de trente ans, Robert Davreu, né à Castres le 9 août 1944 et décédé le 25 novembre 2013 à Paris, était avant tout un poète, passionné par l’art et la création contemporaine sous toutes ses formes. En savoir plus.