Lichtenstein
Traduit de l'allemand par Édouard et Henri de Suckau
Traduction revue par Nicole Casanova
Lichtenstein est, de toutes les œuvres de Hauff, la plus populaire, elle a connu de très nombreuses éditions populaires ou de luxe, avec ou sans illustrations. Peu importe au lecteur que les personnages soient plus ou moins distants de la vérité historique, pourvu qu’ils soient proches de la vérité humaine et demeurent tels jusqu’à la fin du livre, ce qui est parfaitement le cas dans ce roman. Le couple d’amoureux, Georg et Marie, sont des portraits quelque peu idéalisés de Hauff et Luise. Malgré cela l’ensemble est et demeure un chef-d’œuvre. Les scènes à Ulm en particulier, avec les deux cousines, l’idylle villageoise avec la jeune Barbe, la puissante description de la caverne des brouillards, le très étrange personnage du ménétrier de Hardt, la fougue qui emporte l’action, ont un charme et une force de vie qui subsistent aujourd’hui encore. Dans ses descriptions de la nature, aussi gracieuses que précises et concrètes, Hauff surpasse son modèle écossais Walter Scott.