La Fenêtre de la bibliothèque

Traduit de l'anglais (Écosse) par Marguerite Faguer

26 février 2026

112 pages

Littérature étrangère

9782714313782

16 €

La Fenêtre de la bibliothèque est un récit de fantôme et de malédiction qui reste au bord de son rêve. Une petite ville écossaise, des vieilles dames en dentelles, de longues séances d’observation de la rue pour combler l’ennui… a priori rien de très exaltant pour une jeune fille en repos chez sa tante. Mais l’histoire prend un tour étrange lorsque l’héroïne comprend qu’elle ne peut plus détacher son regard de la façade de la maison d’en face, surtout d’une de ses fenêtres où un inconnu est apparu.

Avec un implacable art du récit, Margaret Oliphant fait monter l’inquiétude par des détails en apparence anodins mais qui créent un trouble, une faille dans le tissu du réel. Elle signe ici un grand texte sur le regard, celui d’une jeune fille évoluant dans un monde clos, asphyxiant, particulièrement opprimant pour les femmes. Ce regard, féminin et juvénile, a le pouvoir, dans la morosité environnante, de donner vie à d’autres mondes et de creuser des fenêtres : celles de la rêverie et du désir.

Margaret Oliphant

Margaret Oliphant (1828-1897) est une prolifique autrice victorienne de nationalité écossaise. De nombreuses interprétation récentes considèrent qu’avec La Fenêtre de la bibliothèque, elle propose une critique de la condition des femmes à la fin de l’époque victorienne. En savoir plus.

Presse et librairies

Oliphant touche à une vérité discrète que la littérature fantastique n’a cessé d’explorer : certaines hantises ne viennent pas d’ailleurs. Elles naissent du regard humain lorsqu’il demeure trop longtemps fixé sur ce qui lui résiste. Le mystère ne réside pas dans la bibliothèque d’en face, mais dans cette conscience en train de découvrir que le monde possède des profondeurs qui ne se livrent qu’à demi – et peut-être au prix d’une perte. Réexaminée aujourd’hui, La Fenêtre de la bibliothèque apparaît d’une modernité presque troublante. Bien avant les ambiguïtés psychologiques d’Henry James ou les vertiges perceptifs du XXᵉ siècle, Margaret Oliphant pressent que la frontière entre réel et imaginaire n’est pas extérieure : elle traverse le sujet lui-même. Le fantastique devient alors une expérience intérieure – une fissure dans la confiance spontanée que nous accordons à ce que nous voyons.

Patrick Corneau, Le lorgnon mélancolique, 21 mars 2026

J’ai adoré ce roman ! Une fenêtre sur cour avec du mystère, des énigmes et des illusions. Saurez-vous percer le secret de cette étrange ouverture ? Mais… est-ce bien une fenêtre ? Frissonnant !

Librairie Les Nouveautés (Paris)