Impressions d’Orient et d’Arabie

Édition coordonnée par Bernadette Lizet

Novembre 2002

792 pages

Domaine Romantique

9782714307972

35.5 €

De 1817 à 1820, le comte polonais Waclav Seweryn Rzewuski effectue une série de voyages en Turquie et dans le nord de l’Arabie (l’actuelle Syrie). Sa mission est d’acheter des chevaux pour remonter les écuries du sultan de l’Empire Ottoman, mais également celles de la Reine du Wurtemberg, du Tsar et de plusieurs princes polonais. Son oncle Jean Potocki, voyageur et écrivain, auteur du _Manuscrit trouvé à Saragoss_e, l’initie aux études orientalistes. Rzewuski devient rapidement un personnage emblématique du romantisme européen. Pour mener à bien ses achats, il s’est totalement intégré chez les Bédouins du désert du Nejd, qui lui ont octroyé le titre d’Émir Taj el-Faher dont il usera toute sa vie.

En 1831, la police du tsar saisit sa bibliothèque, et donc tous ses manuscrits. Par bonheur, Rzewuski avait donné en lecture à un ami le document qui nous intéresse, et qui a donc été conservé en Pologne. Ce récit est resté inédit. Rédigé dans un français savoureux et précis, illustré de nombreux dessins croqués sur le vif, il éclaire sous un angle totalement original la culture bédouine d’éleveurs nomades guerriers du désert d’Arabie. La première partie du manuscrit traite des us et coutumes des tribus. De l’Arabie au Proche-Orient et à l’Asie Mineure, elle brosse aussi de vivants portraits d’une société bigarrée et agitée. La seconde partie présente les savoirs et les savoir-faire bédouins en matière de chevaux. Un récit d’aventures dont l’intensité dramatique ne faiblit jamais.

Presse et librairies

Le lecteur qui s’y aventure plonge dans un « livre-monde », aussi inclassable, touffu et mystérieux qu’un coffre déniché au fond d’un grenier, dont on tire en vrac verroterie, grimoires poussiéreux, objets de bric et de broc, vrais joyaux et poèmes, cartes aux trésors disparus et peut-être seulement rêvés. On a affaire à un traité savant, modelé sur les livres de furusiya, l’art de la chevalerie arabe et sur les ouvrages de naturalistes comme Buffon. Il est accompagné de dessins et de vignettes (212) délicates, ainsi que de cartes, de notations musicales, et de listes – celles des cinquante vents du déserts, des centaines de tribus bédouines, des deux cent cinquante noms donnés aux chevaux par les Arabes…

Patrick Sabatier, Libération, 12 décembre 2002

Un très beau livre pour son aspect, cf la couverture, l’iconographie, le soin apporté à l’édition. C’est surtout un livre extrêmement original, écrit en français au siècle avant-dernier par un comte polonais, Waclaw Rzewuski […], et même s’il s’agit de mettre en scène des expériences vécues, le contexte décrit, les actions relatées : aller acheter des chevaux arabes pur-sang pour les haras de Pologne, cette histoire d’un cavalier polonais chez les bédouins (1817-1819) se lit comme un roman.

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