Liber amoris
et autres textes
Traduit par Guillaume Villeneuve.
Préface de Virginia Woolf
C’est l’année de Waterloo que Hazlitt s’éprend douloureusement de la jeune Sarah Walker, l’héroïne du Liber amoris ici traduit. On a serti cette longue évocation — d’une passion qui fit scandale, la vie conjugale d’Hazlitt étant par ailleurs déjà mouvementée — dans un ensemble de six autres essais plus brefs, cueillis pour l’essentiel dans les Propos de table (Table-Talk, 1820-22), et qui reflètent chacun une facette de sa personnalité.
Comment s’étonner, à lire son plaisir de peindre, de partir en voyage, ou ses tourments devant la pauvreté — il fut le premier auteur anglais à vivre de critique descriptive et connut la prison pour dettes — que R.L. Stevenson ait voulu écrire sa biographie ? « Vous savez que je suis un fervent Hazlittite, rappelait-il à un ami en 1881, car Hazlitt est pour moi l’Écrivain anglais, avec un grand E, auquel on a le moins rendu justice. »
164 ans après sa mort, la France salue ce grand francophile. Et qui pouvait nous le rendre plus sympathique que sa digne héritière, l’essayiste Virginia Woolf – dont on lira avec profit et plaisir la subtile préface ?
Presse et librairies
De William Hazlitt, essayiste acide et intransigeant, qui possédait jusqu’à l’excès le caractère de l’érudit anglais, R.L. Stevenson aimait à dire qu’il était “l’écrivain anglais, avec un grand E.; auquel on a le moins rendu justice”. La présente édition de Liber amoris, qui comprend également un choix représentatif de ses essais, répare de belle façon cette injustice.
Marc Porée, La Quinzaine littéraire, 1/15 février 1995