Liber amoris

et autres textes

Traduit par .

Préface de Virginia Woolf

Septembre 1994

336 pages

Domaine Romantique

9782714305244

18.55 €

C’est l’année de Waterloo que Hazlitt s’éprend douloureusement de la jeune Sarah Walker, l’héroïne du Liber amoris ici traduit. On a serti cette longue évocation — d’une passion qui fit scandale, la vie conjugale d’Hazlitt étant par ailleurs déjà mouvementée — dans un ensemble de six autres essais plus brefs, cueillis pour l’essentiel dans les Propos de table (Table-Talk, 1820-22), et qui reflètent chacun une facette de sa personnalité.

Comment s’étonner, à lire son plaisir de peindre, de partir en voyage, ou ses tourments devant la pauvreté — il fut le premier auteur anglais à vivre de critique descriptive et connut la prison pour dettes — que R.L. Stevenson ait voulu écrire sa biographie ? « Vous savez que je suis un fervent Hazlittite, rappelait-il à un ami en 1881, car Hazlitt est pour moi l’Écrivain anglais, avec un grand E, auquel on a le moins rendu justice. »

164 ans après sa mort, la France salue ce grand francophile. Et qui pouvait nous le rendre plus sympathique que sa digne héritière, l’essayiste Virginia Woolf – dont on lira avec profit et plaisir la subtile préface ?

Presse et librairies

De William Hazlitt, essayiste acide et intransigeant, qui possédait jusqu’à l’excès le caractère de l’érudit anglais, R.L. Stevenson aimait à dire qu’il était “l’écrivain anglais, avec un grand E.; auquel on a le moins rendu justice”. La présente édition de Liber amoris, qui comprend également un choix représentatif de ses essais, répare de belle façon cette injustice.

Marc Porée, La Quinzaine littéraire, 1/15 février 1995