Fatale vengeance

Traduit par .

Février 2000

688 pages

Domaine Romantique

9782714307118

27.05 €

C’est Melmoth (réédition Phébus) qui valut au révérend Maturin, sa gloire et son surnom, « L’Arioste du crime », qui fascina des générations de lecteurs et d’auteurs (De Balzac à Eugène Sue, de Baudelaire à Breton).

C’est Walter Scott qui le premier remarqua les mérites de ce premier roman et vanta sa puissance d’imagination peu commune dans la vague frénétique qui submergeait alors l’Angleterre. Maturin ne cherche pas en effet à écrire un roman à sensations de plus où s’accumulent gratuitement les horreurs, il veut illustrer notre comportement instinctif et les impulsions secrètes de la conscience profonde.

La scène est en Italie, au château de Muralto, près de Naples. Sur la foi des accusations perfides d’un frère dénué de scrupules, le comte Orazio a jadis été conduit au meurtre et au désespoir : il a fait assassiner Verdoni, qu’on lui avait dit être l’amant de sa femme, Erminia. Il apprend plus tard – trop tard ! – que cette dernière, morte de chagrin, était parfaitement innocente. Il s’éloigne alors du théâtre de ses infortunes, échappe aux spadassins que son frère, qui s’est emparé de son titre, a mis à ses trousses, et médite à son égard une vengeance qu’il veut à la mesure du forfait. C’est cette vengeance qui fait l’objet du roman.

Le meilleur spécialiste du gothique en France, Maurice Lévy considère qu’il n’est pas d’histoires gothiques qui offrent une synthèse plus parfaite du genre tant dans les thèmes, les procédés techniques que par la qualité de son ton et de son écriture rare dans un roman de terreur.