Mrs. Riddell
Charlotte Riddell (1832-1906) est une autrice irlandaise, longtemps restée dans l’oubli.
Mrs Riddell est née Charlotte Cowan, dans le comté d’Antrim, en Irlande, en 1832. Après la mort de son père, elle décide d’aller chercher fortune à Londres, avec sa mère. Elle y arrive en 1855, et parvient à faire publier son premier livre, Zuriel’s Grandchild, en 1856 (roman dont la première édition est devenue si rare que l’on n’est certain ni de sa date ni du pseudonyme employé, à moins que le n’ait, tout simplement, pas porté de nom d’auteur). En 1856, Charlotte épouse Joseph Hadley Riddell, un bon à rien qu’elle sera obligée d’entretenir. Ce qu’elle fait, en publiant plus de quarante-cinq romans, et d’innombrables nouvelles.
M. Finné s’est borné à délimiter la part fantastique de son œuvre (cinq romans, une quinzaine de nouvelles), et de préciser: « Qui voudrait étudier ses romans réalistes devrait ronger son frein et se bourrer de pilules calmantes, les principales bibliothèques du Royaume-Unis ne possédant rien d’elle, et encore moins sur elle. »
À la mort de son mari, en 1880, Charlotte Riddell doit satisfaire les innombrables créanciers du défunt, qui la relancent nuit et jour. Elle doit donc écrire de plus en plus, au prix, paraît-il, d’un certain bâclage. À 50 ans, elle connaît une histoire d’amour avec un jeune homme qui n’a pas la moitié de son âge. Elle voyage avec lui, Forêt-Noire, Irlande, racontant leurs aventures dans le seul de ses textes qui soit publié sous son véritable nom de Charlotte Elizabeth Riddell. Les dernières années se passent loin de Londres, dans la misère et la maladie, anticipant l’oubli, à sa mort, en 1906. Ses livres, hormis une réapparition en Allemagne dans les années 30, s’effacent peu à peu. Son nom n’apparaît plus dans les encyclopédies littéraires.
De la même autrice, chez Corti : La Maison inhabitée (2003)