Souvenirs d’enfance et de jeunesse

Traduit de l'anglais (États-Unis) par André Fayot

Postface de Bertrand Fillaudeau

Septembre 2004

224 pages

Domaine Romantique

9782714308757

19.25 €

John Muir (1838-1914), alors qu’il reste quasiment inconnu en France, est une des figures mythiques des États-Unis où il est considéré comme le père des Parcs Nationaux et l’un des premiers hommes à avoir perçu les dangers de l’exploitation de la nature – par essence sauvage.

Ses Souvenirs d’enfance et de jeunesse sont à la fois passionnants et exaltants. John, dès son enfance, est confronté aux difficultés de la pauvreté et du travail tout en étant émerveillé par les beautés de la nature. À leur valeur unique de témoignage s’ajoute une vision du monde qui n’enlève rien à la fraîcheur de ses Souvenirs. Ses capacités intellectuelles et techniques d’inventeur lui ouvrent toutes les portes mais son choix est fait : « J’aurais pu devenir millionnaire et j’ai choisi d’être un vagabond ». Il travaille et rêve désormais à un jour où la prise de conscience collective obligera les gouvernements à protéger la nature – héritage commun de tous les êtres vivants – en nous mettant en garde dès le XIXe siècle. Cette démarche à contre courant pouvait paraître à l’époque celle d’un illuminé ; elle se révèle de plus en plus prophétique.

Autant – si ce n’est plus – que Thoreau, John Muir restera, grâce à son action et à ses écrits, un « compagnon » des générations futures.

John Muir

John Muir (1838-1914) est une des figures mythiques des États-Unis où il est considéré comme le père des Parcs Nationaux et l’un des premiers hommes à avoir perçu les dangers de l’exploitation de la nature – par essence sauvage. En savoir plus.

Presse et librairies

John « fera la route », beatnik avant la lettre, toutefois sans alcool et sans femmes. Vagabond, il ne se considérera jamais comme un « écrivain », il est beaucoup plus fier de ses dons d’inventeur-bricoleur plutôt farfelu : trop pauvre pour s’offrir une montre, il fabrique une horloge en bois avec laquelle il déclenche le feu dans le poêle de l’école dont il a la charge. Lisez tous les détails.

 Michel Polac, Charlie Hebdo, 28 juillet 2004

Les Souvenirs sont la meilleure introduction possible à Muir et à son œuvre. On voit un petit Écossais quitter l’Europe pour le Nouveau Monde. Daniel Muir [son père] achète une terre dans le Wisconsin, et le jeune John, 11 ans, découvre la vie des pionniers. (…) À l’heure où les forêts disparaissent, où la vie sauvage me nace de n’être bientôt plus qu’un souvenir, il faut lire John Muir, et en tirer des leçons : jamais ce grand écrivain naturaliste n’a été aussi actuel.

Christophe Mercier, Le Figaro, 2 septembre 2004